Ecosystème(s)

Le fonctionnement, le mode entrepreunarial et les activités de Médias-Cité ont été pensés comme un série d'écosystèmes qui cherchent à valoriser des modes de gouvernance, à produire des échelons de mutualisation, à décloisonner et connecter les acteurs et les réseaux, imaginer des nouvelles formes économiques et financières pour générer des cercles vertueux. 

Pour faciliter la mise en oeuvre de ses projets, et conserver une taille critique raisonnable, Médias-Cité a entrepris depuis 2010 de poser de nouvelles modalités de structuration, en recentrant son action sur son projet associatif, et en travaillant à l'externalisation de certaines de ses fonctions nées du développement de projet sur les 10 dernières années.

Ecosystème :: L'écosystème de Médias-Cité

Dans les grands axes:

1- PREPA: une structure dédiée au portage des actions de formation:
Médias-Cité met en oeuvre des actions de formation depuis plusieurs années. En réalité si sa compétence sur les contenus est reconnue, en revanche l'organisation, le portage logistique et financier ne constitue pas une compétence "native" de l'association.
Pour les mêmes raisons, cette compétence est nécessaire à bien d'autres acteurs agissant sur des champs connexes à Médias-Cité. Avec quelques uns de ces acteurs a été décidé de co-construire une structure de mutalisation, dédiée au portage logistique, financier et organisationnel des formations. Médias-Cité se limitant à fournir les contenus de formation.

2- Une coopérative d'activité et d'emploi (CAE):
Médias-Cité emploie chaque année plusieurs intervenants sur les métiers suivants: intervenants en milieu scolaire, intervenants éducation artistique et culturelle, médiateurs, régisseurs multimédias, développeur web, intégrateur, formateurs, etc...
Pour chacune de ces interventions et au regard des engagements qualités de l'association, Médias-Cité assure de temps de transferts de compétences et de formation. Mais elle ne peut sédimenter cette compétence sur le moyen terme, sauf à faire grossir sans limite sa masse salariale. Par effet pervers, cela oblige ensuite l'association à "courrir" après les prestations et autres actions pour "amortir" cette masse salariale. Au point de mettre en danger le bien-fondé de son projet associatif.
Dans le même temps, elle ne peut persister à former sans "sédimenter" et sans solidifier cette compétence, le tout sur la base d'emplois précaires, qui risque de produire des travailleurs pauvres.

Simultanément, plusieurs individualités construisent de nouveaux modes entreprenariaux et/ou sortent progressivement de formes de portages de leurs activités plus ou moins précaires: c'est le cas des intermittents et c'est le cas également des auto-entrepreneurs.

Dans ce contexte, l'hypothèse est apparu de travail sur le principe d'une Coopérative d'Activité et d'Emploi qui permettrait de "sédimenter" les compétences locales, tout en proposant un portage aux individus, qui ont là, la possibilité de:

  • rester entreprenants
  • solidifier leurs situations
  • disposer de cadres plus "fiables" pour répondre à des marchés et prestations.
  • trouver des ressources au sein même de la CAE pour permettre de former des équipes provisoires par projet

Ce que nous voudrions renforcer:

  • le co-portage des projets par un binôme junior / sénior
  • le transfert de compétences entre membre de la CAE
  • la qualité de nos propres capacités de réponse en s'appuyant sur un vivier de compétences
  • l'assurance de ne pas produire une forme de dumping social par le bas, sur lequel repose souvent l'auto-entrepenariat.
  • la sédimentation de la compétence dans le temps
  • le maintien du "désir d'entreprendre" au sein de la CAE
  • l'émergence de nouvelle forme de gouvernance au-delà des parcours individuels

Pour cela nous avons aussi repéré des expériences dont nous pourrions nous inspirer: cas de Port Parallele (CAE sur Paris), sans négliger les expériences locales (Coop Alpha).

 

 

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